Le mari de nuit Jennifer Kerner

 Jennifer Kerner, docteur en archéologie, raconte comment est née sa passion pour l’étude des rites funéraires dans les civilisations anciennes ou contemporaines. Le récit de cette expérience professionnelle alterne avec des passages où elle s’adresse à son premier amour, J., mort brutalement à vingt ans. Sur les chantiers archéologiques à travers le monde, ses nombreuses rencontres illustrent, de façon paradoxalement joyeuse, comment les humains s’accommodent de l’absence des êtres chers, par quelles pratiques étranges et sophistiquées. Ce livre, entre l’essai et le récit personnel, est aussi l’occasion d’une méditation étonnée sur l’appauvrissement des rites occidentaux.

Ce livre m’a été offert et j’en remercie encore de ce magnifique cadeau que l’on m’a fait et que l’autrice nous fait. 

Au file des pages j’ai rie et j’ai beaucoup pleuré car je me suis vu dans ces émotions, dans ces expressions, ces culpabilités et ces besoins. A chaque expérience il y a ce message à l’être perdu qui nous fais nous rendre compte que chaque civilisation à ses croyances et ses rites face à la mort, mais que où que nous soyons la peine est la même et tous peuvent la comprendre. Au fur et à mesure de ma lecture j’ai accepté mes émotions car je me suis senti moins seul face à elles. 

Je ne peux que conseiller ce livre à toutes les personnes qui on vécu une perte difficile, il n’enlèvera pas votre tristesse mais vous aidera à l’accepter et peu être a comprendre.

La modernisation de l’Europe et la perte de nos croyances religieuse on fait disparaitre nos rituels de deuil, qui semble t-il étaient certainement utile pour nous permettre de continuer à vivre avec la mort.  

J’ai eu la chance d’échangé avec l’autrice et la remercier de ce beau partage. 

Nous ne somme pas sur un ouvrage qui traite du paranormal mais sur le normal. Toute fois pour communiquer avec l’au-delà il en faut passé par la. 

Pour moi ce livre nous explique  “Comment vivre la mort”   

Je vous partage un extrait que j’aime beaucoup citer car je sais que tous l’on expérimenter.

Parfois, encore aujourd’hui, je te pleure soudainement comme si je t’avais perdu hier. Dans le bus, un jour, j’ai sangloté dans les bras d’une Marocaine toute frêle qui m’a caressé les cheveux depuis Denfert-Rochereau jusqu’au Palais de justice en me répétant << Tu oublieras inch’Allah ». L’élément déclencheur de mes crises est souvent dérisoire… Ce jour-là, je ne retrouvais pas ce putain de numéro de bus qui s’arrête au Père-Lachaise. Tu sais: la ligne ocre, il y a un huit dedans, il passe par Châtelet… Face au vide de ma mémoire, les yeux et les pensées se brouillent. Alors je m’effondre parce que tu aurais su. Tu as tellement vadrouillé dans Paris. Cette ville était la tienne, j’étais ta petite banlieusarde que tu baladais comme une touriste. << Ferme les yeux, cette rue gâche le paysage. Tu les rouvres quand je te le dis, ok? » Alors je m’effondre et là quoi? Tout le monde autour de moi se dit que cette petite blonde va rater un enterrement au Père-Lachaise. On sort son smartphone, on me plaint, j’explique que personne n’est mort enfin si mais que je suis surtout très fatiguée; et merci vous êtes trop aimables, je vais marcher finalement, c’est mieux. Alors la Marocaine toute frêle, Nadia, m’entraîne dans le 38 et me câline comme si on se connaissait depuis toujours parce qu’on ne peut pas mentir tout à fait à une femme qui sait ce que c’est que de perdre un enfant. « Le paradis est sous les pieds des mères », disent les Marocains. Dans ses bras à elle, ce n’était pas le paradis, mais c’était un tout petit peu moins l’enfer.
Quand ces crises éclatent, les gens qui m’entourent comprennent instinctivement que j’ai perdu le plus grand amour de ma vie. Mais la violence de la douleur est telle que personne ne pourrait comprendre si j’expliquais que ça fait déjà quatorze ans que tu es parti. Quatorze ans, trois mois et dix-huit jours dans ce fameux bus.Alors je suis prise de honte, je dis que tu nous as quittés il y a quelques mois. On me répond toujours: <<Dans quelques années, ça sera passé.»  Alors je pleure plus fort parce que ça ne passe pas.
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